Vendredi 28 septembre 20h 30 « Place des Arts » Alain Surre présente « Mais ne regardez plus le ciel »

« Mais ne regardez plus le ciel », avec ce nouveau recueil, Alain Surre nous entraîne de l’autre côté des miroirs, entre rêves et souvenances, il puise des mots racines au cœur de la terre mère. « Mais ne regardez plus le ciel », le poète nous exhorte à revenir à l’essentiel, son chemin est celui de la vie, chaque rencontre, chaque geste, chaque heure passante trouve sens dans un quotidien transcendé par la poésie… Ne regardez plus le ciel mais, avec Alain Surre, écoutez, regardez, sentez, respirez, touchez, aimez… ; le monde autour de vous vous parle, à fleur de sens et de conscience éprouvez les choses simples, tout le merveilleux de la vie présente à chacun de vos pas…

 

L’ici et l’ailleurs selon Alain Surre.

Hic et alibi… disaient les Latins : l’ici et l’ailleurs. Alain Surre, dans son dernier recueil poétique: …Mais ne regardez plus le ciel… (Edition Asile poétique. Illustration « Élévation » par Marie-Paule Surre. Bidouillage graphique de G. Desclaux), dilate à son tour l’espace : l’ici du poète, la maison familiale d’une part, et un ailleurs moins nettement localisé d’où revient une partenaire, fugueuse. Peu d’indices sur ce lieu quelque peu éthéré, que désigne selon toute probabilité le mot ciel, soit un là-haut, comme il est coutume de le désigner, peuplé d’étoiles, réelles ou symboliques : des étoiles qui ne sont ni étoiles,/ni stars des espaces futurs,/un Là-haut indéterminé.

Face à ce monde éthéré d’où revient l’énigmatique fugueuse, la maison du retour ou du repli après une périlleuse échappée en ces lieux incertains :…mais la peur te saisit; des créatures étranges apparaissent des fantômes, loups/ fleurs sans lendemain…

En ce retour porteur de désillusion, se dissipe la tentation avortée de pénétrer le secret des choses, le mystère du temps et celui de la vie, car tout s’engloutit dans l’incertain, le fugitif et l’inaccessible. À ces lieux aux multiples appels comme aux multiples séductions ou aux miroitements trompeurs, le poète oppose la solide consistance d’un réel à portée de main, familier, un quotidien solidement tangible, inscrit en chaque parcelle d’un décor commun.
L’au-delà de l’existence quotidienne se dérobe à qui veut en saisir les données et la quête d’un sens initial, essentiel se dissout dans le silence d’un environnement frappé d’un mutisme général.
Alain Surre est l’homme du présent d’un accommodement constant avec le monde qui l’entoure et qu’il habite d’une forte empreinte. La terre est pour lui lieu central, essentiel, elle forme notre matière primordiale (homo=humus). « Le paradis est là où je suis » avait en son temps clamé Voltaire et à sa suite Alain Surre clame avec la force d’une exaspération : …Mais, ne regardez plus le ciel.

Gérard Salgas

Vendredi 21 septembre 2018 Sylviane Blineau présente son dernier recueil « Pigments »

Bleus, jaunes, rouges, verts…, à fleur d’âme, intime, sensuel, safrané d’épices et de parfums… un arc-en-ciel de mots musicaux…

Mot à mot tissé, passerelle entre la poésie et la peinture, entre l’ici et l’ailleurs, à fleur d’âme et d’esprit , avec délicatesse et sensualité,

dans ce nouveau recueil, Pigments, Sylviane Blineau métaphorise le temps qui passe et donne signifiance à la couleur…

Préface de « Pigments »

Vient un moment, dans la vie du poète, où la maîtrise se traduit par une sorte de jubilation de l’écriture et du poème.

C’est, d’évidence, ce qui se passe pour Sylviane Blineau.

Ses nombreux recueils, dont certains ont été primés, révèlent une maîtrise exquise et passionnelle de la mise en mots.

Son écriture, sa poésie, un exercice plénier, vaste, provoquant, qui semble jaillir de source innée !

A présent, dans l’Art de créer une magie suggestive, comment ne pas être sous l’emprise matricielle qu’elle a su élaborer, en écrivant « Pigments » ?

Dans une célébration permanente des couleurs, ses muses, Sylviane Blineau nous invite à vivre une parenthèse merveilleuse.

Avec le blanc, le jaune, le bleu, le vert, le rose, le rouge, le violet, le noir et la transparence, ses fleurs de rêves à elle, aux nuances insaisissables, plus variées que celles de l’arc-en-ciel infini, elle nous immerge dans une dimension enchantée.

Ses puissantes métaphores sont un geste gracieux, parfois teinté de nostalgie, d’où s’échappe, avec beaucoup de tact et de douceur, l’intimité d’une vie.

Il y a là quelque chose qui touche au sublime.

« Pigments » nous plonge dans tous nos états secrets de surprise émotionnelle. De la respiration des mots, d’un souffle, parfois d’un tressaillement de regret, d’une palpitation de l’espoir, s’élève une sensualité à la fois retenue, fébrile, qu’elle libère dans une soudaine ouverture vitale.

Dans le silence de  la lecture consentie de « Pigments », Sylviane Blineau nous dévoile ses gammes olfactives, ses palettes enchâssées dans les souvenirs.

Avec une infinie tendresse elle nous entraîne sur les sentes de ses états d’âme où elle tente de rallumer le feu d’une présence absente, d’un lieu aimé, d’un paysage, d’une image érotique, d’un plaisir sensuel, esthétique…

Ah ! Merveilleuse poétesse qu’est Sylviane Blineau, qui, à la croisée des chemins de sa poésie, après la dernière page de ce beau recueil, nous laisse un goût de lumière en nous révélant la beauté dans la vie imparfaite !

Marie Guillerm

Le 7 septembre 2018 à 19 H Inauguration de la Place des Arts et vernissage de l’exposition de Chantal Vilette et Fabien Faure « Nos Madones »

Chacun porte une sensibilité artistique, chez les Mille-Poètes en Méditerranée,  chacun trouve un espace d’expression… 

Association reconnue d’intérêt général

« Nos madones » Exposition du 7 septembre au  3 octobre 2018

              

Les images de la Madone, comme celle de la femme sont très variées. J’ai choisi volontairement de les observer et de décliner mon travail, à travers 4 visages de la mythologie gréco-romaine :

-Aphrodite, archétype de la femme qui nous montre le visage de l’amour…

-Héra, archétype de l’épouse soumise et reine.

-Déméter, archétype de la mère nourricière, protectrice, qui incarne la présence de l’esprit dans la matière.

-Athéna, archétype de la femme de l’action, la guerrière, celle qui combat les démons, l’énergie courageuse.

Ces modèles de femmes se retrouvent tout au long des siècles, dans la vie de tous les jours, et la madone, à mon sens, en fait partie.

À mes yeux, elle incarne plus particulièrement l’image de Déméter, la mère universelle qui nourrit et protège. Mais en des temps difficiles, avant et maintenant, je la retrouve dans Athéna, cette femme guerrière, qui va de l’avant malgré les difficultés. Ma réflexion s’est également portée sur une neuvaine :

« Marie qui défait les nœuds », que le christianisme honore. Ces nœuds qui symbolisent tous les problèmes d’incompréhension, de violence, d’abandon, de peur, d’angoisse,

de désespoir…et.que la « femme » par son écoute bienveillante, aide à surmonter, à dépasser.

C’est tout cela que j’essaye de donner à voir.

C’est le théâtre de la vie…..

Chantal Vilette