24 novembre 2017 Erick Lenguin “Afin qu’amour s’en suive”

“Ce soir là, je voulais vous inviter à une petite conversation avec Julos ; Julos Beaucarne, je veux dire.

Julos Beaucarne, en voilà un nom ! sonore comme une rivière, odoriférant comme une terre de la Belle Province, rempli de souvenances d’un temps où un nom ça voulait dire quelque chose, ou un nom ça annonçait qui tu étais, d’où tu étais et quel destin t’attendait…

D’ailleurs Julos il a un village qui porte son nom, pas loin d’ici dans les Hautes Pyrénées et puis un lac, rien qu’à lui, avec son nom dessus, au Kébèk (avec deux k, comme de bien entendu !), même que c’est Gilles Vigneault qui le lui a signalé…

 

Moi je l’aime Julos, parce qu’il est joyeux, je veux dire : rempli de joie, de vraie joie, celle, lucide et simple, combattante de la vraie vie.

 

Je l’aime Julos parce que jouir, écrire, aimer, souffrir, batailler, s’insurger, chez lui c’est tout un.

 

Aussi parce qu’il ose et revendique toutes les naïvetés, toutes les tendresses.

 

Alors c’est pas très difficile d’inventer une conversation amicale avec lui !

 

Et puis surtout ! je sais que je ne profane pas quelque temple sacré que ce soit mais que je franchis le seuil d’une maison toujours ouverte où un verre de vin attend le visiteur sur la table, pour se donner l’un à l’autre des nouvelles du monde, s’inquiéter de la santé des amis, des enfants, du vieux chien et essayer, avec des mots et des musiques, de remédier un peu à l’injustice des Hommes.”

Erick Lenguin

L’idée était une alternance entre des textes de Julos, extraits de “Mon terroir, c’est les galaxies” et mes chansons.

Plusieurs thèmes se sont succédés : le langage et la poésie ; l’enfance ; la femme et l’amour ; l’Homme, l’humain, le monde ; la perte, la mort, le deuil… mais la Vie et l’espoir pour finir.