Atelier du 29 mai 2018 “Le récit”

LE RÉCIT

Définition : le récit est une relation orale ou écrite.

Synonymes: exposé – histoire – narration – rapport –

Le récit en littérature : roman – nouvelle – conte – fable – légende – mythe – mémoire – récit historique : chronique – annales –

etc..

Nous avons recherché les éléments indispensables au bon déroulement d’un récit :

. le bon sujet, celui qui suscite l’intérêt du lecteur et sa curiosité.

. la forme – le temps de conjugaison présent ou passé donnant ou non des impulsions.

. le rythme de l’action ou des réflexions si journal par exemple.

. l’introduction de retours en arrière raisonnés, utilisés avec une certaine logique.

. le style, phrases claires, vocabulaire appartenant à l’époque du récit et à l’âge des

personnages.

. une bonne chute, particulièrement dans la nouvelle.

A – considérant la photo ci-dessous, imaginez un récit dont la forme n’est pas imposée… mais qui doit inclure tous les éléments visuels en votre possession nota : la veste est blanche, les lunettes bleu/vert et la valise grise).

Commentaire :

La valise-vedette a suscité de longs récits variés à l’extrême. Elle a tenu le premier rôle dans un récit sur Ajaccio et ses règlements de compte, dans un lieu touristique du sud européen, sur une scène de théâtre au Sénagal, à Narbonne. Elle a eu son importance lors d’un rendez-vous d’amis allant à un mariage, dans l’entrée d’une galerie marchande, aux n°s 17 et 23 d’une rue de la République dans une grande ville, à Paris Gare de Lyon ou Place de l’Odéon, dans la réserve d’un grand musée.
L’introduction d’une image dans le seconde partie du récit a déclenché souvent une suite logique, parfois des rebondissements drôles ou dramatiques.

B – Choisissez un ou plusieurs personnages, un animal ou tout autre élément selon un choix d’images

Marie-Christine ayant choisi la photo ci-dessous, voici son texte :

Tous les lundis il était là. Sans être là. Toujours au même endroit. Place de l’Odéon. Il était vêtu d’une veste blanche et était affublé de lunettes bleues.
A ses pieds toujours une valise. Une valise grise.
Monsieur avait décrété, depuis des années, que ce trottoir était un quai. Les riverains étaient habitués. Les touristes intrigués.
Un voyageur sans corps c’est quand même pas courant. Ce simili voyageur se postait pile poil devant le musée. Dos aux statues.
Question immobilité lui aussi s’y connaissait. Il était en partance pour où ? Et il transportait quoi dans sa valoche ?
D’aucuns imaginaient le pire. D’autres pensaient à du vide.
Jusqu’au jour où un passant le reconnut. Et pas qu’à sa dégaine. Ou ses lunettes.
Déjà au collège il les arborait.
Un matin, comme si de rien n’était, il s’était pointé. Un sac plastique dans la main gauche. Son petit frère mort dans la main droite.
La maîtresse, effrayée, l’avait questionné. Il avait rétorqué qu’elle avait rêvé. Qu’il n’avait rien dans les mains.
La police,  appelée, n’avait rien remarqué.
A cause de ce passant, l’histoire, jusqu’alors  cocasse, s’était muée  histoire de fou.
Les gens du quartier auraient tant aimé que les lundis n’existent plus.

Continuez votre texte A. Quelle tournure va prendre votre récit 

C – Simplification d’écriture. C’est-à-dire qu’il vous faut enlever au moins un adjectif sur deux dans les récits A et B –