Le Week-end à la Place des Arts : vendredi 16 novembre à 20h 30 Régine Seidel poète et le samedi 17 à 21 h Erick Lenguin en concert « Chansons de mon grenier »

Vendredi 16 novembre à 20h 30 Régine Nobécourt-Seidel

1er partie « Hommage aux Poilus», à tous ceux de 14-18, les humbles, les sans-grade, parce que c’est dans le sens que je donne à ma vie…

Présentation, lecture, projection…

2ème partie : Sous le thème des mystère de l’inspiration

« De lunes, de rêves et d’embruns » (prix de la Principauté d’Orange en 2017)

La soirée aborde une problématique concernant tout artiste, celle de l’inspiration. Vaste sujet s’il en est ! D’abord, dans un premier temps, à travers l’expérience de Régine Nobécourt-Seidel rendue dans son recueil :

Dans un second temps chacun pourra lire un de ses propres textes en essayant ensuite de « dire » d’où viennent les mots et leur organisation. Est-ce que l’auditeur le sent vraiment ? Est-ce nécessaire ?

On peut rétorquer, évidemment, quelle importance ? J’aime ou je n’aime pas, je vibre ou je rejette. Néanmoins pourquoi en serait-il différemment pour les textes que pour les œuvres plastiques ? Pour appréhender Picasso ou Dali, il nous a bien fallu comprendre leur univers, leur volonté artistique.

En effet, l’auteur et le lecteur peuvent entrer dans un poème de bien des façons selon leur humeur, culture, leur propre vécu. Le lecteur ou auditeur (puisque un poème est fait pour l’oralité) reçoit le dit de l’autre d’un coup sans préparation. Chaque réception est différente.

Ce recueil « De lunes, de rêves et d’embruns », en son thème fédérateur induit par le titre, semble signaler l’importance de la nuit, de l’eau et certainement de l’inconscient.

Les poèmes écrits entre 2014 et 2016 rendent compte d’expériences diverses où le rôle des éléments extérieurs tangibles, des événements terribles mais aussi de la Nature est souvent relayé par celui d’autre chose incontrôlable (qui n’a rien à voir avec le surréalisme) qui appartiendrait au domaine d’un moi profond quasiment inconnu, un « ça » comme diraient les psychanalystes.

Que chacun apporte au moins un de ses propres textes pour pouvoir parler voire débattre du thème de l’inspiration et de ce fait du pouvoir de séduction d’un poème…

Entrée libre participation

Samedi 17 novembre à 21 H Concert  : « Chansons de mon grenier »

Erick Lenguin auteur, compositeur, interprète, accompagné de Claude Ricard et Tony Ros.

 

 

 

 

 

 

 

De Tachan à Lama, Caussimon, Moustaki, Lavilliers et autres…, Erick Lenguin nous convie à un voyage au cœur de la chanson française, parfois méconnue du grand public…

Entrée 10 €

 


vendredi 2 novembre à 19 h vernissage de l’exposition de Clairette Gras « Mémoire » suivi à 20 h30 d’une soirée « Entre rêve et réalité »

A 19 h vernissage

Plasticienne/collagiste, Clairette Gras, invite le spectateur à voir un monde en évolution où l’humain cherche place et identité, chacune de ses compositions, faisant appel à la mémoire collective nous conte, à mi mots, une fable, laissant place à l’imaginaire…

Nouvelliste, Clairette Gras mélange mots et images, entre réminiscences, rêves et réalités conjuguant les métaphores, elle emporte le lecteur dans des chroniques de vies, tendres, drôles, incisives, nostalgiques… où le réel frôle l’inconnu et l’absurdité… Puisant son inspiration au cœur de la destinée, de la complexité des relations humaines, prônant la diversité, le respect de l’autre dans sa différence, idéaliste mais lucide, sa plume nous dévoile une vision du monde profondément humaniste…

20h30 : Lecture « Entre rêve et réalité »

Entre « rêve et réalité », Clairette Gras, de mots en images, tisse des passerelles entre le monde et les hommes…

 

Libre participation

Samedi 3 novembre 2018 à 16 h à Narbonne à La Poudrière « La route du sel »

Dans le cadre de l’exposition des Peintres du Littoral « Mare nostrum »

A partir des photos de Gérard Roméro

La compagnie des Mille Poètes en Méditerranée présente

« La Route du Sel »

Lecture musicale sur des textes de Philippe Lemoine

Avec Claude Duval-Monthurel, Joëlle Fleury, Philippe Lemoine et Paul Marco (Piano et guitare)

C’est ici, mon amour, dans la douceur du vivre,

Sous l’aile des flamants que nous boirons le vin

Et partirons ensemble, en ce pays divin,

Une à une effeuiller les pages du grand livre…

Vendredi 26 octobre à 20 h30 Paul Marco « Le silence »

En musique et poésie Paul Marco, de mots en confidences, décline le « Silence » sous toutes ses formes, à l’infini des non-dits, il nous en confie une anthologie signifiante et sensible

Ce qu’on ne peut dire est « ineffable » : c’est l’un des noms de Dieu, le nom qu’on ne peut prononcer. C’est aussi l’instant suspendu hors des fracas du monde, la parole intérieure, la méditation, le prélude à la création…

Le poète est habité par l’ineffable et donne voix et parole au silence. Le silence est alors la rencontre avec l’essentiel, c’est le chant des possibles qui confère au poète un rôle prophétique, c’est la naissance, l’heure magique où toutes les choses se forment et prennent corps…

Entrée libre participation

 

Vendredi 12 octobre 2018 à 20h30 Rémy Soual « Poèmes en partage »

René Char, Rimbaud, autant de poètes sources et racines, dans leur lignée Rémy Soual donne ses lettres de noblesse à l’art poétique, signifiance et musicalité trouve corps dans une émotion à fleur d’âme…

Avec Coralie Poch et Philippe Bruyère (voix) et Richard Breton et Boris Delpret (accompagnement musicaux)

 

Expérimentateur de ma créativité depuis l’enfance, j’ai trouvé dans l’écriture et la poésie un terrain de prédilection où l’économie des moyens, une page où déposer des mots, puisse se conjuguer à la force des évocations, des pensées qui se mêlent et tissent un univers singulier, un regard sur le monde.

Vendredi 5 octobre 2018 à 19 heures vernissage de l’exposition d’Elvira Ranché et à 20 h30 Christophe Ranché

A 19 h Vernissage de l’exposition d’Elvira Ranché,  née en Russie, diplômée de L’Université d’État d’art graphique de Magnitogorsk, membre de l’Union des Artistes Russe…  Elvira Ranché magnifie les paysages par l’abstraction et la couleur…

 

 

A 20 h30 Christophe Ranché, une guitare, quelques chansons, entrecoupées de poèmes à partager…, une soirée sous le signe de l’amité.

 

Vendredi 28 septembre 20h 30 « Place des Arts » Alain Surre présente « Mais ne regardez plus le ciel »

« Mais ne regardez plus le ciel », avec ce nouveau recueil, Alain Surre nous entraîne de l’autre côté des miroirs, entre rêves et souvenances, il puise des mots racines au cœur de la terre mère. « Mais ne regardez plus le ciel », le poète nous exhorte à revenir à l’essentiel, son chemin est celui de la vie, chaque rencontre, chaque geste, chaque heure passante trouve sens dans un quotidien transcendé par la poésie… Ne regardez plus le ciel mais, avec Alain Surre, écoutez, regardez, sentez, respirez, touchez, aimez… ; le monde autour de vous vous parle, à fleur de sens et de conscience éprouvez les choses simples, tout le merveilleux de la vie présente à chacun de vos pas…

 

L’ici et l’ailleurs selon Alain Surre.

Hic et alibi… disaient les Latins : l’ici et l’ailleurs. Alain Surre, dans son dernier recueil poétique: …Mais ne regardez plus le ciel… (Edition Asile poétique. Illustration « Élévation » par Marie-Paule Surre. Bidouillage graphique de G. Desclaux), dilate à son tour l’espace : l’ici du poète, la maison familiale d’une part, et un ailleurs moins nettement localisé d’où revient une partenaire, fugueuse. Peu d’indices sur ce lieu quelque peu éthéré, que désigne selon toute probabilité le mot ciel, soit un là-haut, comme il est coutume de le désigner, peuplé d’étoiles, réelles ou symboliques : des étoiles qui ne sont ni étoiles,/ni stars des espaces futurs,/un Là-haut indéterminé.

Face à ce monde éthéré d’où revient l’énigmatique fugueuse, la maison du retour ou du repli après une périlleuse échappée en ces lieux incertains :…mais la peur te saisit; des créatures étranges apparaissent des fantômes, loups/ fleurs sans lendemain…

En ce retour porteur de désillusion, se dissipe la tentation avortée de pénétrer le secret des choses, le mystère du temps et celui de la vie, car tout s’engloutit dans l’incertain, le fugitif et l’inaccessible. À ces lieux aux multiples appels comme aux multiples séductions ou aux miroitements trompeurs, le poète oppose la solide consistance d’un réel à portée de main, familier, un quotidien solidement tangible, inscrit en chaque parcelle d’un décor commun.
L’au-delà de l’existence quotidienne se dérobe à qui veut en saisir les données et la quête d’un sens initial, essentiel se dissout dans le silence d’un environnement frappé d’un mutisme général.
Alain Surre est l’homme du présent d’un accommodement constant avec le monde qui l’entoure et qu’il habite d’une forte empreinte. La terre est pour lui lieu central, essentiel, elle forme notre matière primordiale (homo=humus). « Le paradis est là où je suis » avait en son temps clamé Voltaire et à sa suite Alain Surre clame avec la force d’une exaspération : …Mais, ne regardez plus le ciel.

Gérard Salgas